2 décembre 2017 > 14 janvier 2018 réserver
salle christian bérard • 1h25
texte Samuel Beckett
mise en scène Jacques Osinski
avec Denis Lavant


scénographie Christophe Ouvrard
lumière Catherine Verheyde
costumes Hélène Kritikos
traduction Edith Fournier (Éditions de Minuit)

production : L’Aurore boréale I coproduction : Les Déchargeurs / Le Pôle diffusion I avec le soutien du Théâtre des Halles, Scène d'Avignon, direction Alain Timár I coréalisation : Athénée Théâtre Louis Jouvet

Puisque le pire est sans doute toujours devant nous, autant et se diriger droit sur lui. Dans l’un de ses ultimes romans, livre de mots inscrits comme dans la chair, Beckett s’emploie à "Dire désormais pour soit mal dit.” Vaste programme…

Un texte devenu depuis matériau de théâtre, et dont s’empare Denis Lavant pour, à coup sûr, dire aussi mal que c’est écrit. "Denis Lavant est un comédien-lecteur, écrit le metteur en scène Jacques Osinski. Quand vous faites une lecture de Cap au pire avec lui, comme ça à la maison, de manière informelle, pour voir ce que ça donne, il vous parle de Maurice Pons et de Raymond Cousse. Denis est un lecteur rare. Il a besoin des mots. Ce sont eux qui nourrissent sa vie d’acteur. Sa vie tout court."

Dans l’intimité de la salle Christian-Bérard, on pourra donc assister à la rencontre d’un texte épuisé autant qu’inépuisable et d’un comédien de même nature – ou, pour dire encore moins bien avec une phrase puisée ailleurs dans Beckett : "Je sentais l’âme qui s’ennuie vite et n’achève jamais rien, qui est peut-être de toutes la moins emmerdante."

 
on en parle...
"La mise en scène vertigineuse de Jacques Osinski pour Cap au pire met Denis Lavant devant la responsabilité physique de donner corps à ce roman-testament d'un Samuel Beckett flamboyant dans le désespoir." - L'Humanité -
"Dans une pénombre épaisse qui va en s’éclaircissement doucement, bougie qui lentement s’enflamme pour disparaître à la fin, Denis Lavant, debout, pieds nus plantés sur une dalle de lumière blanche, va incarner littéralement, habiter les mots de Beckett, ses bouts de phrases éparses, ses adverbes litaniques et ses silences. [...] On l’écoute captivés par la puissance magique de cette incarnation toute personnelle." - Artistik Rezo -
"Dans ce Cap au Pire délicatement mis en scène par Jacques Osinski, Denis Lavant ne bouge pas d’un iota mais sort, d’une voix grave et caverneuse, une incantation à la mort. En finir. Voilà ce qu’il appelle, ce qui arrivera (et ce n’est pas un spoiler puisqu’à la fin on meurt tous) mais qui ne se présente pas. En tout cas pas tout de suite. Amis ascètes et/ou défaitistes, ce spectacle est pour vous." - Les 5 Pièces -