musique Sylvano Bussotti
mise en scène Antoine Gindt
direction musicale Léo Warynski
avec l' Ensemble Multilatérale


avec Raquel Camarinha, Eric Houzelot

collaboration à la mise en scène Elodie Brémaud
scénographie Elise Capdenat
lumière Daniel Levy
costumes Fanny Brouste
chef de chant Yoan Héreau

production : T&M Paris I coproduction : Théâtre de Nîmes – scène conventionnée pour la danse contemporaine I avec le soutien de Musica Strasbourg I avec le soutien de la Spedidam I coréalisation : Athénée Théâtre Louis-Jouvet
Pièce mythique des années soixante, La Passion selon Sade fit scandale à sa création et propulsa le compositeur Sylvano Bussotti sur le devant de la scène européenne. Le metteur en scène Antoine Gindt nous permet de redécouvrir cette œuvre sulfureuse et novatrice dans un spectacle charnel aux frontières du théâtre et de l’opéra.

La soprano Raquel Camarinha a été nommée aux Victoires de la musique 2017 - catégorie révélations artiste lyrique.

spectacle en français - déconseillé aux moins de 16 ans

Homme de théâtre et de musique, tout à la fois metteur en scène, décorateur, costumier, acteur, Sylvano Bussotti porte sur scène un hédonisme épanoui, s’empare des textes de Sade, d’un sonnet de Louise Labbé, et laisse à la partition une part d’aléatoire… Car il n’est pas de sensualité qui se puisse entièrement prévoir.

Une œuvre charnelle et sulfureuse que le metteur en scène Antoine Gindt permet de redécouvrir aujourd’hui. Dans cette partie à trois entre une chanteuse, un acteur et un orchestre, entre théâtre et opéra, il expose "les tourments et des extases de Justine/Juliette qui, après avoir été initiée par son créateur, finit par le dominer et lui échapper définitivement."

 
dates et horaires des représentations
autour du spectacle :
préludes
Le musicologue François Lafon vient nous éclairer et donner des clés sur l'œuvre une heure avant la représentation, en salle Christian-Bérard de 19h à 19h30.
vendredi 24 novembre 2017 >  entrée libre
 
on en parle...
"Inspiré de Justine et Histoire de Juliette de Sade, et d’un sonnet de Louise Labé, l’ouvrage est brillamment servi par les forces vives de l’Ensemble Multilatérale, dirigées par Léo Warynski" - Wanderer -
"En politicien sûr de lui, comme en maître d'oeuvre du désir et de la souffrance, le comédien Eric Houzelot est très sollicité ; il livre une prestation convaincante, où Sade se met véritablement à nu, dans un faux corps-à-corps avec Justine/Juliette, cette ambivalence entre le vice et la vertu. À ce personnage double, la belle soprano franco-portuguaise Raquel Camarinha apporte une séduction froide, comme blasée. Dans cette première partie chantée du "mystère", elle impose une manière de virtuosité, passant du feulement aux aigus, dans une mélopée plaintive aux cris parfois déchirants, qui tient de la souffrance comme du plaisir..." - Opéra magazine -
"Œuvre "intuitive" aurait dit Stockhausen, qui met au cœur du projet un sonnet de Louise Labé, Ô beaux yeux bruns, qui n’est pas destiné à être chanté. La partition est une énigme que les deux maîtres d’œuvre – Léo Warynski, en charge de la direction, et Antoine Gindt pour la mise en scène – ont dû sonder, décrypter, élaguer et finalement restituer, à la lumière des indications, autant sonores que scéniques, données par le compositeur. Et c’est tant mieux ! [...] Dans sa robe-fourreau rouge sang sur fond de velours vert, Raquel Camarinha est éblouissante, endossant le double rôle de Justine et Juliette." - Resmusica -
"Antoine Gindt, qui met en scène cette magnifique Passion selon Sade, a trouvé le moyen de faire entendre les mots de Sade. En prélude, on découvre donc le célèbre discours prononcé par Dolmancé dans La Philosophie dans le boudoir. [...] L’acteur Éric Houzelot y est parfait en homme d’État sûr de lui comme il sera parfait ensuite en marquis débauché. [...] Quant à l’héroïne, Justine « O » Juliette, elle est purement et simplement transfigurée par la soprano Raquel Camarinha. Madone d’alcôve rayonnante dans sa robe écarlate, elle met sa voix étincelante, pure, diamantine au service de l’écriture vocale très charnelle de Bussotti." - Concert Classic -